vendredi 18 janvier 2019
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Memorandum Du Mouvement Citoyen Lutte Pour Le Changement, Section De Beni A Madame La Representante Du Secretaire General De L’onu En RDC

Madame la représentante du secrétaire général des nations unies en République Démocratique du Congo

Le 26 mars 2018, la mobilisation citoyenne à l’initiative du mouvement citoyen pacifique LUCHA réclamant le renouvellement et le renforcement par le conseil de sécurité des nations unies du mandat de la MONUSCO a été violement réprimée par la police faisant sept blessés dont un par balle. Le lendemain c’est à dire le 27 Mars 2018, Onze civils ont été sauvagement massacrés, une dizaine d’autre porté disparus à SOBIEDE et BUHILI en commune Ruwenzorie en ville de Beni.Madame la cheffe de la MONUSCO, ces deux événements illustrent parfaitement la situation quotidienne qu’endurent les populations de la région de Beni depuis maintenant plusieurs années. Rien qu’en ce premier trimestre de l’année 2018, nous avons enregistré en ville et territoire de Beni au moins 17 attaques des présumés ADF contre les populations civils faisant plus de 70 morts et plusieurs dizaines de kidnappés, essentiellement des enfants et des femmes. Répression, tuerie de masse, enlèvement, pillage, incendie de maison, déplacement, … sont donc devenus une partie de la vie des milliers d’habitants de la région de Beni et cela est tout simplement inacceptable. 

Madame la cheffe de la MONUSCO, votre visite à Beni est sans doute le reflet de votre engagement pour la paix dans cette partie de la République Démocratique du Congo. On ne peut pas passer sous silence les efforts consentis par la brigade d’intervention de la MONUSCO, en soutien à nos militaires FARDC, pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans notre région. C’est d’ailleurs ici l’occasion pour nous de renouveler nos hommages et notre compassion à la MONSUCO et aux 15 casques bleus tombés sous les balles assassines des hommes armés inconnus à la base de Semuliki la mi-décembre 2017. Néanmoins, on ne peut se satisfaire de la situation sécuritaire actuelle car la protection des civils n’est toujours pas assurée, les droits de l’homme bafoués.

Madame la cheffe de la MONUSCO, notre mouvement estime que la situation que vit la région de Beni, et d’autres régions du pays comme l’Ituri, est la conséquence de la gouvernance politique prédatrice du régime de Kinshasa. En effet, Joseph Kabila et ses acolytes s’appuient sur le foyer de tension à travers la République pour retarder l’organisation des élections et garder ainsi le pouvoir en violation de notre constitution et de tout principe démocratique. Cela se justifie par la complaisance coupable du pouvoir de Kinshasa dans la lutte contre les rebellions disséminées à travers la République d’une part, et la chasse de tout acteur politique, militaire ou de la société civile engagés pour le retour de la paix et la justice pour les victimes d’autre part. C’est ainsi par exemple que Gédéon Kyungu, qui a commis de crimes graves dans le grand Katanga circule librement dans notre pays alors que l’activiste Jean Paul Ngaghangondi est forcé à l’exil pour avoir dénoncé l’implication de certains officiers FARDC dans les tueries des civils. Le contraste découlant de deux événements détaillés dans les premières lignes de ce mémorandum corrobore cette thèse. D’un côté, il y a des citoyens pacifiques réclamant le renforcement du mandat de la MONUSCO pour lutter efficacement contre les présumes ADF qui sont bastonnés par la police et de l’autre, des massacreurs qui égorgent en pleine ville des civils innocents et se volatilisent calmement dans la nature. Notre mouvement estime, et c’est là que nous attendons votre implication active, que le rétablissement effectif de la paix passe par le départ de Joseph Kabila et la crédibilisation du processus électoral (1), le renforcement des opérations militaires contre les assaillants (2), Le respect des droits de l’homme par les services de sécurité en vue de mériter et renforcer la collaboration de la population (3) ainsi que la bonne justice pour les victimes des massacres de Beni (4).

1. *Du départ de Kabila et la crédibilisation du processus électoral*  

Depuis 2015, le peuple Congolais dans sa large majorité s’est exprimé par plusieurs moyens afin de montrer son attachement à la constitution et au départ de Joseph Kabila le 19 Décembre 2016 comme prévu par notre constitution. Malgré la répression sanglante que le pouvoir a réservée aux citoyens pacifiques qui ne pensent pas comme lui, les Congolais ont bravé les peurs individuelles et communes pour refuser la gouvernance inhumaine et autocratique que le régime de Kabila nous imposait. En ces jours, monsieur Joseph kabila dirige le pays en dehors de toute base légale ou consensuelle, la constitution ayant été violée depuis le 19 Décembre 2016 et l’accord de la saint sylvestre depuis le 31 décembre 2017. Madame la cheffe de la MONUSCO, le défi sécuritaire actuel à Beni sera relevé par un pouvoir politique légal et légitime qui a le soutien de la population et qui se donne les moyens et la volonté d’en finir, pas un régime tirant sa survie politique de l’instabilité comme c’est le cas aujourd’hui.  Le processus actuel censé aboutir aux élections présidentielles, législatives nationales et provinciales le 23 Décembre 2018, si jamais elles étaient ténues, est malheureusement une manœuvre de plus de la famille politique de Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir d’abord par la fraude électoral et l’exclusion injuste de certains leaders de l’opposition aux élections ensuite.  A titre d’exemple, en comparant le chiffre présenté comme nettoyé par la CENI et le résultat d’un simple calcul manuel, on constate une différence de plus de 29000 électeurs. Il en est de même de la machine à voter qui sans faire consensus parmi les acteurs majeurs du processus électoral, est présenté par la CENI comme irréversible dans l’organisation des élections. Entre temps, des ténors du pouvoir se substituent à la justice en disqualifiant des élections certains candidats de l’opposition sur base des accusations fallacieuses et honteuses. Ne vous attendez pas à ce que ce simulacre d’élections constitue la base d’une paix en RDC, bien au contraire, les réclamations qui résulteront d’une tricherie à grande échelle, d’une justice aux ordres du pouvoir, exposeront notre pays à un risque sérieux d’instabilité. Madame la cheffe de la MONUSCO, notre mouvement reste convaincu que le départ de Kabila est un préalable à tout processus électoral réellement démocratique et juste, qui est lui-même indispensable pour endiguer le chaos actuel à Beni et partout à travers la République.

2. *Du renforcement des opérations militaires* 

Madame la cheffe de la MONUSCO, Notre mouvement a été en première ligne en 2012-2013 pour demander que la MONUSCO soit dotée d’un mandat offensif afin d’éradiquer les groupes armés, plutôt que d’intervenir après-coup pour compter les morts, les femmes violées, les personnes kidnappées et les villages incendiés. A l’époque, la mise sur pied de la Brigade d’Intervention considérablement aidé à défaire le M23. La population de la région de Beni attend de cette brigade un engagement robuste comme c’est fut le cas pour le M23 en vue de mettre fin à la tragédie qu’elle endure depuis des années. Comment comprendre par exemple que le 10 février 2018, au moins 5 civils aient été tués à Mavivi, des maisons pillées et incendiés alors que la grande base de la MONUSCO dans la région de beni se trouvent dans cette localité ? Il est temps que la MONUSCO sous votre impulsion repense les choses madame !

3. *Le respect des droits de l’homme*

 Depuis des années, la population de la région de Beni est pris en étau aussi bien par les groupes armés que par les services Etatiques et les forces de sécurité. Les rapports réguliers du bureau conjoint des nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH), multiples rapports du groupe d’experts de l’ONU et du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU le démontrent avec force détails si besoin de preuve il y avait toujours.  Notre mouvement et beaucoup d’autres acteurs politique et de la société civile en a payé le lourd tribut. Des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des tortures, des exils, des tentatives de disparitions, … sont devenus omniprésentes dans notre vie et celle de la population de Beni. Cette situation de terreur d’Etat ne facilite pas la collaboration de la population locale et de services de sécurité, gage pourtant des opérations de lutte contre l’extrémisme armé dans notre région. Nous ne passerons sous silence les interventions louables du BCNUDH pour la promotion des droits de l’homme mais nous estimons qu’il y a toujours place pour une amélioration surtout dans l’accompagnement de l’expression pacifique qui offre un couloir d’expression à certains jeunes et les empêche d’intégrer la lutte armée. Pourquoi la police de la MONUSCO ne viendrait-elle pas sécuriser les manifestants pacifiques comme c’est fut le cas lors de notre marche du 21 Janvier à Beni ? Pourquoi le BCNUDH ne condamnerait-il pas publiquement les violences policières contre les manifestants pacifiques ? Pourquoi madame ? 

4 *La bonne justice pour les victimes des massacres de Beni*

Madame la cheffe de la MONUSCO, Derrière les chiffres vertigineux de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région de Beni, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui ont (ou avaient) les mêmes rêves et les mêmes aspirations que n’importe quel être humain. Les habitants de Beni sont toujours plus nombreux à être massacrés sauvagement, à fuir leurs villages, à perdre leurs biens. Il n’est pas normal que les auteurs de ces crimes graves restent impunis. Les procès des présumés ADF et leurs collaborateurs que la cour opérationnelle a organisé à Beni n’ont été que des simulacres des procès qui ont élever les bourreaux et victimiser davantage les victimes. La preuve est que certaines personnes lavées par cette cour ont été par la suite sanctionnées par la communauté internationale. Non, les victimes de Beni méritent mieux que ça. C’est ici l’occasion de réitérer notre appel à des enquêtes indépendantes, sérieuses qui serviront de base à la bonne justice pour les victimes des massacres de Beni.

Madame, les habitants de Beni qui sont massacrés sauvagement, qui fuient leurs villages, qui perdent leurs biens, qui sont violement reprimés en revendiquant dans la rue, pacifiquement et dignement, le respect de leur constitution et de leurs droits, attendent de vous une implication active pour retrouver la dignité et la grandeur reconnues à tout être vivant. Ils attendent que votre visite soit suivie d’actions d’envergure pour assurer une meilleure protection des civils, la promotion des droits de l’homme, une meilleure justice et un processus électoral crédible et apaisé. Ainsi, vous mettrez fin à la grave complicité de la communauté internationale dans la tragédie qu’endurent les populations de Beni.

Fait à Beni, le 13 Avril 2018
POUR LA LUCHA la cellule de communication +243 975 619 005

jeudi, 26 juillet 2012 00:00

Vidéo des victimes des massacres ii

Vidéos des victimes des massacres

jeudi, 26 juillet 2012 00:00

Vidéo des victimes des massacres I

Vidéos des victimes des massacres

jeudi, 26 juillet 2012 00:00

Massacres en toute impunité à Beni

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Alors que l'état-major militaire du commandement des opérations *Sokola 1* est établit à Oicha, Chef lieu du Territoire de Beni , Province du Nord-Kivu en RDC, on constate la présence d'une grande *machine de mort* qui est en train de broyer les vies humaines. La CONVENTION POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS, étant une structure qui se bat pour la promotion des droits de l'homme est censée surveillé la situation des droits humains dans la zone couvée par elle. C'est dans ce cadre qu'elle déplore les assassinats ciblés de la population en toute impunité dans la commune rurale d'Oïcha. .

Le nombre des cas d'assassinats dans cette entité administrative attire notre attention particulière au plus haut point et nous pousse à croire à une *boucherie humaine* où les citoyens sont exposés à l'abattoir sans une moindre enquête et poursuite judiciaire contre les auteurs.

Depuis le mois d'octobre 2017, les hommes armés vêtus en tenue militaire de l'armée loyaliste, commettent des actes d'atteintes à l' intégrité physique des citoyens Oïciens en toute impunité. Les autorités militaires et politicoadministratives se contentent seulement de calmer la tension de la population à colère qui se soulève pour dénoncer le crime en promettant d'arrêter et traduire les bourreaux devant les instances judiciaires mais sans avoir le temps de revenir vers les souverains primaires pour donner l'issue de leurs enquêtes.

Pour nous en convaincre, les éléments ci-dessous prouvent qu'il y a un crime en tout impunité à Oïcha:

1, En date du 04 Octobre 2017: Mr. MUHINDO MASHAHURI a été tué à côté de sa parcelle au quartier PAKANZA, par un élément vêtu en uniforme de l'armée loyaliste alors qu'il revenait de l'hôpital pour visiter sa femme. Quelques matériels ayant servi à commission du crime ont été retrouvés sur le lieu de drame ;

2, La nuit du 05 au 06/03/2017: Trois jeunes garçons du quartier MASOSI, cellule NGOBI ont été tués par 3 éléments armés vêtus en tenues de l'armée loyaliste vers 21 heures au quartier MBIMBI, après quelques minutes d'échanges des paroles. Il s'agit de: MUMBERE BAHATI Charité, KAMBALE MBARANGANIA et KASEREKA MUKENYE;
3, La nuit du 20 au 21/11/2017: Un autre jeune de TENAMBO nommé KAMBALE KABUYAYA Toté âgé de 25 nas, a été abattu dans sa petite boutique par 3 éléments vêtus en tenues de l'armée loyaliste ;
4, En date du 15/02/2018: Monsieur MUHINDO KOMBI Innocent a été blessé par une balle à la jambe par un élément armé vêtu en tenue de l'armée loyaliste vers 20h25 minutes dans le quartier Oïcha premier. Il a été dépêché à Goma pour des soins appropriés;
5, Le 06/03/2018: Mr. ADO ANGWANDIA MAPALAKA âgé de 43 ans, a été abattu chez lui à Tenambo, par les éléments armés vêtus en tenues de l'armée loyaliste.

Considérant les cas énumérés ci-haut et en faisant le simple calcul, on a le bilan de *six* personnes tuées, une autre grièvement blessé, à l'espace de 6 mois. Donc en moyenne une personne est tuée chaque mois dans la Commune rurale d'Oïcha en tout impunité.

*Qui sont les auteurs ?* D'après les témoignages recueillis par la CRDH au sein des familles des victimes d'assassinats et d'autres sources à Oïcha, les auteurs de tous ces crimes seraient les éléments de l'armée loyaliste qui échappent au contrôle de leurs autorités hiérarchiques. Ces éléments mal encadrés par l'État Congolais et leurs Commandants dans la zone opérationnelle où ils sont appelés à neutraliser les ADF et autres groupes armés qui martyrisent la paisible population, profitent des heures vespérales pour se faire payer autrement à-travers les actes de barbarie et c'est dans ces occasions qu'ils tirent à bout portant contre tous les souverains primaires qui les opposent une résistance.

Le gouvernement Congolais a la responsabilité de sécuriser la population et ses biens et de protéger les vies humaines. Il est donc urgent d'enquêter sur tous les cas d' assassinats d'Oïcha et de poursuivre les auteurs pour mettre fin à l'impunité.

En conclusion :

Nous dénonçons, condamnons avec véhémence, les assassinats ciblés contre les civils. Les autorités militaires des Opérations Sokola1 doivent mettre fin à l'impunité en dénichant et en arrêtant les suspects qui utilisent les moyens de l'État pour broyer les vies humaines à Oïcha car, en s'abstenant d'arrêter et poursuivre les auteurs, c'est installé tout un système d'impunité et exposer d'autres citoyens à la mort forcée. La population commence à se poser la question de savoir: Quelle différence y a-t-il entre ADF et FARDC dans le contexte ci haut élucidé.

La CRDH rappelle que, personne n'a le droit de tuer un autre, quelque soient les circonstances. Être dans une zone opérationnelle ne justifie pas le crime. L'Etat doit respecter et protéger le droit à la vie de toute personne humaine.

Rendu public par la Coordination Nationale de la CRDH appartir d'Oïcha, le 14/03/2018

Maître Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDI Le Coordonnateur

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