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RDC-ADF: Pourquoi Kinshasa garde silence sur l'incident survenu à la frontière avec l'Ouganda? Est-ce pour le minimiser ou par sentiment de culpabilité ?

RDC-ADF: Pourquoi Kinshasa garde silence sur l'incident survenu à la frontière avec l'Ouganda? Est-ce pour le minimiser ou par sentiment de culpabilité ? Featured

Le 29 décembre 2019, deux militaires congolais sont déjà faits prisonniers en Ouganda, après un incident consécutif à un coup manqué des FARDC, dans les proximités de Kamango (à la frontière avec l'Ouganda).
En effet, pour tenter de forcer la thèse de l'implication de l'Ouganda dans les massacres de Beni, les officiers militaires incriminés des FARDC essayent de jouer les cartes de brouille des données, en vue de détourner l'attention de l'opinion nationale et internationale sur leur responsabilité déjà établie.
Le scénario qui vient d'avorter au confluent de deux rivières Lamiya (RDC) et Nyahuka (Ouganda) est la démonstration de cette intention de forcer la thèse ADF véritablement ougandais dans les massacres de nos frères et sœurs. Une façon de vouloir charger l'Etat voisin, pour que les criminels restent à l'abri du monitoring en cours.
Des militaires congolais ont voulu tenter une incursion sur le territoire ougandais, afin qu'à leur très prochain retour au Congo, (sous une casquette ougandaise), l'on puisse crier à une pénétration d'hommes "lourdement armés" en provenance de l'Ouganda.
Sur place, au confluent de deux rivières, des jeunes ougandais se baignaient pendant que d'autres faisaient la pêche dans leur rivière réputée riche en ressources halieutiques (les poissons notamment). Les militaires qui voulaient traverser ont dû faire face à une curiosité vigilante de jeunes ougandais, ce qui a rendu l'opération impossible. D'où, ils se sont obligés de capturer ces jeunes pour alimenter les chantages qu'il s'agit bien des éléments ADF (ougandais) qui venaient de gagner le sol congolais, en renfort à ceux qui massacrent les civils dans la région de Beni. Hélas, l'un d'entre ces jeunes qui a réussi à s'échapper des mains des FARDC est allé vite alerter son chef de quartier qui, à son tour, a saisi les services ougandais de sécurité.
L'armée ougandaise a alors déployé ses éléments dans la zone, pour patrouiller et s'enquérir de la menace. Par cette expédition, l'UPDF est parvenue à libérer ces jeunes ougandais et à capturer deux éléments FARDC amenés en Ouganda où ils sont présentement détenus. Et Kinshasa garde silence, peut-être parce que les deux éléments sont insignifiants par rapport à 21 000 hommes déployés dans un triangle de la mort.
Jusqu'à quand continuera-t-on de jouer la manipulation dans une affaire de massacres bien montée et dont les auteurs agissent tranquillement à travers l'armée régulière ? 
A l'allure où vont les choses, les chantages de ces officiers militaires congolais (incriminés), consistant à manipuler l'opinion nationale et internationale ou à forger la responsabilité des fils du milieu à travers des interviews et vidéos ne pouvant convaincre que leurs auteurs, sont loin d'intéresser un peuple qui connaît bien ses bourreaux et comment ils opèrent en toute liberté.
John Kasereka
Paix à  Beni 

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