samedi 17 novembre 2018
RDC : L'attaque de l'auditorat militaire en Ville de Beni par les miliciens Maï-maï, des prisonniers et  détenus libérés dans deux cachots militaires.

RDC : L'attaque de l'auditorat militaire en Ville de Beni par les miliciens Maï-maï, des prisonniers et  détenus libérés dans deux cachots militaires. Featured

Dans la matinée du samedi 03 novembre 2018, vers 3 heures du matin, un groupe d’assaillants qui seraient identifiés à des miliciens maï-maï a attaqué les cachots de l'auditorat militaire en Ville de Beni. Pendant cette attaque, les militaires commis à la garde ont décidé de prendre fuite pour sauver leur vie et les assaillants ont opéré en toute quiétude pendant plus au-moins une heure d'après nos sources sur place en ville de Beni. Ces miliciens ont cassé les portes de deux cachots de l'auditorat militaire pour provoquer l'évasion des prisonniers et détenus qui étaient dans ces celles carcérales. Pendant cette opération, 36 détenus dont les condamnés et ceux dont leurs dossiers étaient encore en instruction au le parquet militaire ont pris fuite. Parmi les évadés figurent des présumés combattants ADF et des miliciens Mai-Mai. Nous avons appris plus tard que certains parmi ces évadés ce sont rendus d'eux-mêmes la journée de ce samedi.


Les autorités militaires attribuent l'attaque aux miliciens Mai-Mai de l'Union du peuple pour la libération du Congo (UPLC).

D'après les informations entrecoupées, nous appris que ces maï-maï sont allés libérer leurs chefs qui étaient en détention dans ces cachots. La preuve est que, tous les chefs maï-maï sont partis dont Kyandenga,  président de UPLC, son chef d'état-major chargé des opérations Liso et leur S3 Kingotolo qui opéraient de Eringeti jusqu'à Kanyabayonga. Parmi les évadés il y a aussi un certain Moïse qui était arrêté à Kasindi.

L'évasion de ces seigneurs de guerre est une menace contre la sécurité de la zone de Beni et Lubero. Nous craignons que ces grands miliciens puissent aller réorganiser leurs troupes et troubler  encore d'avantage la quiétude de la population longtemps meurtrie. Mais aussi, la CRDH pense que cette attaque au cœur de la ville est une preuve que la sécurité de la région de Beni échappe au contrôle des autorités politico administratives, services de sécurité et ceux de la défense. Comment comprendre que des simples miliciens puissent prendre le risque d'aller s'aventurier à l'auditorat militaire en plein centre et puis là où est supposé sécuriser suffisamment ? Il y a lieu de se demander si réellement nos services de sécurité et ceux de la défense contrôlent la situation ou pas. N'importe qui commence à venir faire son aventure en ville sans s'inquiéter et reparte sans être empêché après avoir commettre des gaffes.

Pour chuter, la CRDH dénonce avec véhémence cette attaque armée qui a provoqué une vague d'évasion des criminels de grand chemin et plaide pour la neutralisation des groupes armés sans exception aucune dans la zone de Beni-Lubero. Ces groupes armés constituent non seulement un danger pour la sécurité de notre contrée mais aussi un facteur qui defavorise le développement de Beni-Lubero sur tous les plans. Pendant que chez nous nous comptons des morts, les cas de pillages, incendies de maisons, Kidnappings et les embuscades, ailleurs les gens sont en train de travailler et construire leurs entités.

Maître Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDI Coordonnateur national de la CRDH

logo black

No. 03, Boulevard Du 30 Juin
Q. Mbimbi, Commune Rurale D’oicha,
Province Du Nord-Kivu, Rep. Dem. Du Congo.
Tel : (+243) 996525718, 997706782, 814163204
Email: info@crdh-drc.org | crdhoicha234@gmail.com
Web: www.crdh-drc.org

Suivez-nous sur les Médias Sociaux

Qui Est en Ligne

Nous avons 32 invités et aucun membre en ligne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER