samedi 15 décembre 2018
La MONUSCO est-elle complice des Massacres des Populations civiles à Beni? S'interroge l'activiste des droits humains AUTHENTIQUE MUKIRANIA Elie Coordonnateur de l'Organisation Citoyenne PEACE FIRST International (P.F.I).

La MONUSCO est-elle complice des Massacres des Populations civiles à Beni? S'interroge l'activiste des droits humains AUTHENTIQUE MUKIRANIA Elie Coordonnateur de l'Organisation Citoyenne PEACE FIRST International (P.F.I). Featured

Finalement la situation sécuritaire de la région de Beni au Nord-Kivu en république démocratique du Congo, continue à provoquer des analyses et des questionnements qui vont dans tous les sens. Il est vrai que tout observateur peut se poser plusieurs questions concernant l’incapacité de l’armée régulière FARDC et les Casques Bleus de la Monusco déployés dans cette partie de la province avec des moyens importants des nations unies et de l’Etat Congolais pour mettre fin aux massacres de la population et aux groupes armés. Quatre ans d’opération militaire la situation s’empire d’avantage au lieu de s’améliorer sur terrain.

Monsieur Authentique a aussi écrit à la cellule de communication de l’ONGDH/ Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) dont voici la teneur :

"C'est depuis le 30 Novembre 1999 que les Nations Unies avaient décidé de déployer une mission en RDC avec la Résolution 1279 composée de 5.000 hommes et chargée d'observer le cessez-le-feu, MONUC en sigle (Mission de l'organisation des Nations Unies au Congo).  Au fil du temps, celle-ci devient MONUSCO (Mission de l'Organisation de Nation Unies pour la Stabilisation de la RDC composée cette fois ci de 22.000 hommes avec un Budget de 1.4 milliard de dollar, la plus coûteuse mission de la paix dans le monde d'après certains experts.

Entre 1997 et 2007, La MONUSCO réussi à sécuriser et organiser le référendum constitutionnel et les élections qui ont donné naissance à la 3ème République dirigée par Joseph Kabila qui malheureusement est hors mandat d'après la constitution.
En 2012 et 2015, la MONUSCO se fixant la priorité de Neutraliser "les groupes armés" qui se comptent en plus de 100 seulement à l'Est du Pays. D'où son centre de gravité est transféré de Kinshasa à Goma, ses moyens militaires renforcés, création d'une Brigade d'intervention et déploiement des drones.


En 2012 le M23 s'empare de la ville de Goma capitale du Nord Kivu.  Les militaires congolais en fuite, les Casques Bleus regardent impuissamment les rebelles prendre la ville. C'est vers la fin de l'année 2013 que l'armée Congolaise dirigée par le feu Colonel MAMADOU NDALA  et les Casques Bleus Tanzaniens et Sud-Africains  réussirent de repousser le M23 hors des frontières. Et depuis lors, *la MONUSCO n'a jamais réussi de neutraliser un autre groupe armé*. Est-ce par complicité ou Incapacité? Continue de se demander l'activiste Authentique Mukirania! 
- Par son manque de crédibilité, la Monusco s'était laissée compromise en 2011 en fermant les yeux sur une élection frauduleuse dont elle était le principal organisateur logistique. 
- Par son manque d’efficacité, la Monusco est jusqu'à présent incapable de protéger la population civile contre les groupes armés à l'Est  pourtant à son chapitre 7 de leur mandat ils sont autorisés à utiliser la force en cas de légitime défense et pour protéger les civiles.

Que peut-on attendre de la Monusco qui n'est pas en même  en mesure de se protéger?

Vous vous en souviendrez qu'en date du 7 décembre 2018 une base de la Monusco située sur l'axe Mbau-Kamango était attaquée dont 14 casques Bleus Tanzaniens ont péri lors de cet assaut des assaillants. En outre celle-ci est toujours été accusée par la population locale d'être de mèche avec les groupes armés en leur fournissant des armes en contre parti avec le minerai.

 
Voici maintenant 18 ans que la MONUSCO est en RDC avec la plus grande effectif à l'Est du Pays surtout à Beni mais , rien n'a changé, les massacres de la population en ville et territoire de Beni continue dont les derniers cas date de la nuit du 20 au 21 octobre 2018 à Beni pendant laquelle 13 personnes tuées et 8 autres kidnappées et celui du 28 Octobre 2018 à Oïcha  dans laquelle 6 personnes tuées, 2 calcinées et des maisons incendiées. Un bilan qui s'ajoute à celui de plus de 2000 mort et plus de 1800 kidnappés depuis Octobre 2010* (Rapport du défenseur de droit de l'homme Jean Paul NGAHANGONDI)  chose plus inquiétante les acteurs de ces massacres restent jusqu'à l'heure impunis par le Gouvernement Congolais et par la Communauté Internationale comme si ils ont à y gagner.

 
A l'approche des élections prévues pour le 23 Décembre 2018, ces derniers qui constituent un espoir pour tous congolais, nous demandons à la Communauté Internationale de prendre ses responsabilités en fin de mettre fin à ces massacres et que ses acteurs soient punis‟

Cellule de communication de la CRDH.

logo black

No. 03, Boulevard Du 30 Juin
Q. Mbimbi, Commune Rurale D’oicha,
Province Du Nord-Kivu, Rep. Dem. Du Congo.
Tel : (+243) 996525718, 997706782, 814163204
Email: info@crdh-drc.org | crdhoicha234@gmail.com
Web: www.crdh-drc.org

Suivez-nous sur les Médias Sociaux

Qui Est en Ligne

Nous avons 102 invités et aucun membre en ligne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER