samedi 15 décembre 2018
Acquittement des présumés assassins du Père Vincent Machozi: Résultat des enquêtes bâclées

Acquittement des présumés assassins du Père Vincent Machozi: Résultat des enquêtes bâclées Featured

Le tribunal militaire de garnison de Beni-Butembo a acquitté les présumés auteurs de l’assassinat du Père Vincent Machozi Karunzu. Le verdict du jugement est tombé le jeudi 06 septembre 2018 au parquet Emilio détaché de Butembo.

Il s’agit des prévenus: Chef de la chefferie des Bashu, Mwami Abdoul Paluku Kalemire III, son chauffeur, le policier de garde de la chefferie des Bashu , du chef de groupement Bunyuka, Muhindo Musyakulu, acquittés faute de preuve. C’était au cours de l’audience publique terminale de ce procès organisé dans l’enceinte de l’auditorat militaire de Beni-Butembo à Butembo.

À titre de rappel, le Père Vincent Machozi avait été assassiné par des inconnus à Vithungwe (Bashu) dans la nuit du 20 au 21 Mars 2016 au centre d’accueil dénommé Mon beau Village.

Pour la CRDH, l'acquittement des présumés assassins du Père Vincent MACHOZI n'est qu'une preuve des enquêtes mal menées tout au début par les services compétents. On comprend facilement que lorsqu'il y a un assassinat politique, même les enquêtes sont tronquées. Mais, la CRDH pense que les enquêtes doivent continuer jusqu'à ce que la vérité sur l'assassinat de ce symbole de la résistance populaire soit connue et qu'un procès juste soit fait pour aboutir à un jugement satisfaisant.

Père Vincent MACHOZI KARUNZU, victime d'un assassinat politique

Pour l'ONGDH/CRDH ( Convention pour le Respect des Droits Humains), l’assassinat du Père Vincent MACHOZI KARUNZU de la Communauté Assomptionniste dans le Diocèse de Butembo Beni en République Démocratique du Congo, était bel et bien un assassinat politique vu le combat qu'il menait pour défendre la population de Kivu-Ituri.

Nous disons que son assassinat est politique après avoir analysé le contenu de sa dénonciation faite quelques heures avant qu'il soit tué mais aussi en se réfèrent même de la définition d'un assassinat politique.

L'assassinat politique est défini comme une action par laquelle, les tenants du pouvoir tuent une personnalité politique ciblée dans le souci de se débarrasser de lui.

Le Père Vincent MACHOZI, Président International de la Communauté Nande ( Yira), initiateur du Site-Web http://benilubero.com et grand militant des droits humains qui ne cessait de dénoncer l'extermination de la Population de la Province du Nord-Kivu et celle de l'Ituri par des Rwandais en connivence avec le pouvoir de Kinshasa dans le seul souci de rendre possible le plan de la balkanisation de la RDC, serait bel et bien victime de son combat patriotique, c'est un martyr de notre temps. Son assassinat serait une façon pour les bourreaux de la population de ces deux Provinces de se débarrasser de lui puisqu'il ne cessait de mettre leur plan à nu à-travers ses alertes et dénonciations dans son Site web et grâce à lui, la population du Kivu-Ituri a compris que les massacres dont elle est victime et l'insécurité grandissante n'est qu'un scénario des ennemis de la RDC qui ne jurent que par sa balkanisation au profit d'une population étrangère.

Pour soutenir notre argument, le Père Vincent MACHOZI a été assassiné après avoir dénoncé l'arrestation de trois Rwandais par les Agents du service Transcom dans la Chefferie de Bashu en Territoire de Beni.

D'après les déclarations de ces rwandais devant les agents de l'ANR, service de renseignement Congolais, ils se dirigeaient dans le GRABEN l'une des bastions des rebelles Ougandais de l'ADF connue dans la région de Beni. Personne n'ignore que depuis 2010 jusqu'à ce jour, la zone de Beni fait face à une insécurité sans précédent dont les nombre des morts s'élève à 2015 personnes, 1670 personnes portées disparues sans oublier les cas des pillages, incendies des maisons d'habitations et embuscades contre les véhicules des particuliers dans les tronçons routiers dont les auteurs seraient les éléments de la dite rébellion Ougandaise de l'ADF qui sont sur le sol Congolais.

Ci-dessous l'alerte du Père Vincent MACHOZI et son interpellation à la population Congolaise qui ont été à la base de son assassinat que nous qualifions de Politique: 

      1. TESTAMENT: dernier message d'interpellation publié par le Père Vincent sur le site http://benilubero.com le 20 mars 2016: ‘On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours’  Père Vincent Machozi / 20 Mars 2016 

      2. ALERTE: Deux rwandais armés avec passeports tanzaniens arrêtés à Isale-Bulambo

D’après une source proche de l’ANR Isale-Bulambo, le jeudi 17 mars 2016, deux rwandais armés ayant comme documents de voyage des passports de la République Unie de Tanzanie ont été arrêtés à Bulambo, Groupement Isale-Bulambo, Cheffferie des Bashu, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu, R.D.Congo. L’arrestation a eu lieu à la barrière du service Transcom à l’entrée de l’agglomération de Bulambo, chef-lieu du groupement Isale-Bulambo.

Les deux sujets rwandais étaient interpellés lors d’un contrôle de routine par les agents du service Transcom dont la mission est le contrôle des documents des engins roulants (permis de conduire, assurance, vignettes, contrôle technique, etc.). Ils roulaient sur une moto MG HAOJIN achetée la veille au Magasin de la Maison PALOS sur Rue Kinshasa en ville de Butembo si l’on en croit un reçu retrouvé dans leurs bagages. Malheureusement, cette moto neuve n’avait pas ni certificat d'assurances ni carte de contrôle technique. Ce manque de documents de bord est ce qui est à la base de leur interpellation qui a conduit par après à leur arrestation.

Identité des bandits selon leurs passeports

  1.  Mr MUJARIBU BANZA Rachid, Fils de Banza et d’Amina, Né à BIAHI le 8 mai 1977 en Collectivité de Bukumu, territoire de NIYARAGONGO.
  2.  Mr KASHINDYA Joseph Christophe, Fils de Christophe et d’Helène, Né à Goma le 4/4/1986 en Collectivité Bwisha, Territoire de Rutshuru.

Lors de leur arrestation, ces deux sujets rwandais arrogants, s’exprimant en kiswahili de Tanzanie, ont eu le culot de dire que leur arrestation ne servait à rien car ils feraient partie d’une grande colonie d’occupation déjà présente dans le Graben d’Isale-Bulambo.

Selon le propre témoignage de ces deux bandits, ils seraient venus de Goma par avion le 2 Mars 2016 en destination du Graben d’Isale-Bulambo. Ils ont donc passés deux semaines en ville de Butembo. Dieu seul sait où ces deux bandits ont séjourné en ville de Butembo. Dans leurs bagages, la Police Nationale de Bulambo a découvert une arme à feu, des munitions, des tuniques des musulmans, des cartographies de Beni-Lubero avec indications de différents endroits  d’implantation des colonies d’occupation, etc.

Pendant l’interrogatoire de la Police de Bulambo, un de ces bandits a voulu prendre une grenade de la poche de son collègue pour la faire exploser…. Par mégarde, la police n’avait pas encore fouillé les poches des bandits. Cette action qui a failli endeuiller l’agglomération de Bulambo qui accueillait au même moment le Chef de la Chefferie des Bashu, Mwami Abdoul Kalemire III, est celle qui a poussé la Police à se rendre compte de l’ampleur du danger et à transférer sans tarder les deux bandits au camp militaire de Rughenda, en ville de Butembo.

Une fois de plus, on constate que la population congolaise contribue à sa propre sécurité par tous les moyens. Elle arrive à détecter et à arrêter les infiltrés qui insécurisent l’Est de la R.D.Congo. Malheureusement, une fois remis aux autorités de l’Etat, ces infiltrés ne sont jamais jugés en public pour qu’on sache le sort que le pays leur réserve. Le sort de  deux bandits arrêtés à Bulambo  et transférés au camp militaire de Rughenda ne sera certainement plus jamais connu. D’où l’idée généralement répandue que le gouvernement congolais est complice de l’insécurité et de l’occupation rwandaise en cours au Kivu-Ituri. En effet, les bandits ne peuvent pas prendre un avion de Goma pour Butembo, acheter une moto, passer toutes les barrières de la Police Nationale de Roulage de la ville de Butembo sans se faire inquiéter s’ils ne jouissaient pas d’une complicité au sein des services de sécurité du Nord-Kivu.

Le joli coup de filet réalisé par les services Transcom de Bulambo vient rappeler à tous les Yira que l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri n’est pas une chimère mais qu’elle se cherche toujours une voie pendant que les forces politiques du pays s’empoignent pour l’après deuxième mandat de Kabila sans Kabila. L’occupation en cours du graben d’Isale-Bulambo démontre que l’avenir de la R.D.Congo ne se dessinera pas seulement dans les urnes mais aussi dans la sécurisation des savanes et forets du Kivu-Ituri. Les deux problèmes doivent être abordés concomitamment si les congolais veulent aboutir au Congo de leurs rêves. Il faut éviter à tout prix que le Kivu-Ituri échappe au successeur de Joseph Kabila.

La connexion tanzanienne de ces deux bandits vient prouver la thèse selon laquelle le gros des troupes de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri sont des anciens réfugiés rwandais de Bukoba-Kagera/Tanzanie. Les tuniques des musulmans aident la diversion qui tend à masquer la face rwandaise de l’occupation pour faire avancer la thèse de l’islamisme EL-Shebab ou Boko Haram qui n’a jamais réussi à convaincre un seul congolais tellement la face du rwanda est visible partout. On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours.

 

Maître Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDI

Coordonnateur national de la CRDH

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