samedi 15 décembre 2018
RDC: L'ATTACHEMENT ETHNIQUE, UN VIRUS QUI RONGE LA POLITIQUE CONGOLAISE.

RDC: L'ATTACHEMENT ETHNIQUE, UN VIRUS QUI RONGE LA POLITIQUE CONGOLAISE. Featured

A l'approche des échéances électorales, le politique Africain se réconcilie souvent avec sa BASE constituée d'hommes et femmes à son ETHNIE. Les expressions répandues sont du genre " c'est notre Pouvoir,  c'est nous qui commandons,  attendez votre tour". Et quand un Candidat conteste le verdict des urnes, il se réfugie dans la tribu et ethnie. Malheureusement la création des milices armées obéit à cette logique.  La République Démocratique du Congo n'est pas du reste. A quelques jours des élections prévues pour le 23 Décembre 2018, On observe les tentions tribales parmi les leaders politiques voir même leurs partisans. La RDC compte 81,34 million d’habitant (selon world Bank 2017), reparti dans 26 provinces et environ 145 territoires. On en compte plus de 212 langues ethniques parlées et plus de 250 tribus dont les plus majoritaires sont: luba 18%,   Mongo 17%, Kongo  12%. Depuis son accession à l’indépendance, la répartition des postes au sein du gouvernement n'est pas équilibrée selon les tribus. Trop souvent le pouvoir se partage entre les personnes de même tribu comme si la RDC appartient à une même tribu. 

Par exemple, Depuis 1960 le pays a connu 32 premier ministres dont la plus part appartiennent à une tribu.

     Les causes du tribalisme sont liées par le rapport d'exclusion d'autres tribus par des leaders politiques, soit par le rapport d'incompatibilité  entre deux ou plusieurs tribus. On peut ajouter: 
- _le sentiment de supériorité d'une ethnie sur une autre_
- _la soif du pouvoir avec le désir de conquête et de conservation du pouvoir_.
Devant toutes ces causes citées ci haut, le tribalisme apparait comme une arme au service des leaders politiques incapables d'assoir les principes démocratiques, ils deviennent ainsi des dictateurs capables de sacrifier leur peuple pour protéger leurs propres intérêts. Ce qui en est le cas dans notre pays à l'heure actuelle.

    Sans parler du barbarisme de nos services de sécurité, qui au lieu d'assurer la protection des civiles, sont les premiers à tirer sur eux notamment pendant les périodes des manifestations pourtant garantie par la constitution. Le cas le plus ressent est celui du meurtre de deux étudiants de L'UNIKIN. On ajoute aussi des crimes et atteintes au journalistes,  La manque d'eau potable, manque d'éducation, manque de réhabilitation des routes, manque d'électricité , l'insécurité , les massacres des populations civiles(cas du Kasaï et Béni) c'est le seul bilan  qu'un congolais peut dresser de ces 17 ans de règne du président  Joseph KABILA KABANGE à la tête de la RDC.  Objectivement un bilan catastrophique dans un Pays  Démocratique.

     Dans le cadre de l'alternance politique en RDC et  dans le but de mettre fin à cette situation calamiteuse que traverse le peuple Congolais victime d'une mauvaise gouvernance, 7 leaders politiques de l'opposition dont : MOISE KATUMBI, JEAN PIERRE BEMBA, ADOLPHE MUZITO, FELIX TSHISEKEDI, VITAL KAMERHE, MARTIN FAYULU et FREDDY MATUNGULU S'étaient réunis à Genève en date du 9 au 11 Novembre 2018 avec objectif de se choisir un candidat commun de l'opposition comme le veut aussi le peuple congolais fatigué du régime en place. C'est ainsi que celui qu'on a toujours nommé le soldat du peuple   MARTIN FAYULU MADIDI  le remportant et est désormais candidat commun de l'opposition. Malheureusement 24 heures après , 2 de sept opposants dont FELIX TSHISEKEDI et VITAL KAMERHE retirent leur signature de l'accord sous prétexte que leurs bases n'ont pas été d'accord comme si quand ils s'achètent des villa en Europe ils demandent d'abord leurs bases. En y réfléchissant, se retrait de signature apparait aux yeux des congolais comme une trahison grave. Quand cela ne tienne, les 4 autres opposants sont décidés à de soutenir la candidature de Martin Fayulu Madidi et à aller jusqu'au bout de leur combat au bien de la population Congolaise.

       Alors que la campagne électorale  démarre d'ici le 21 Novembre, l’ONGDH/ CRDH pense qu’ un congolais digne de son nom doit se détacher de son ethnie et de son parti politique pour éviter le fanatisme politique aveugle afin de choisir un candidat digne qui va travailler pour l’intérêt de la nation congolaise et son peuple. Les congolais qui sont victime de la megestion de la république par le clan Kabila n’ont pas droit à une erreur s’ils veulent bien mener une vie heureuse. Faire un mauvais choix aujourd’hui, c’est comploté contre nous même.

       Cette analyse est du collègue, défenseur des droits humains, Authentique Elie Mukirania, natif de la région de Beni. Pour lui, la population de sa région n’a pas droit à une moindre erreur. Il est temps de changer la situation de la RDC en votant non pas des aventuriers où ceux qui veulent aller au pouvoir pour server des individus que de servir la nation congolaise et son people. Les massacres de Beni, ceux de Kasaï et de l’Ituri est une preuve que ce régime est constitué non seulement des irresponsables mais aussi des gens qui complotent contre leur propre pays pour des stratégies politiques.

Antoinette Kahindo de la cellule de communication de l’ONGDH/CRDH

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