samedi 17 novembre 2018
RDC-BENI :Deux incursions des présumés rebelles Ougandais de l'Adf dans deux entités le samedi 03 novembre 2018.

RDC-BENI :Deux incursions des présumés rebelles Ougandais de l'Adf dans deux entités le samedi 03 novembre 2018. Featured

Les présumés rebelles ougandais de forces démocratiques alliées(ADF) ont fait incursion la soirée de ce samedi  3 Novembre 2018 à Sikwahila dans le village de Mangboko situé dans le groupement Batangi-Mbau, secteur de Beni-Mbau en Territoire de Beni sur la RN4.

L'ennemi a investi le village vers 17 heures locales et a tendu une embuscade à un véhicule marque Fuso qui provenait de la commune rurale d'Oïcha. Le bilan fait étant de 4 personnes civiles tuées, 6 blessées et le véhicule incendié par les assaillants.

La même soirée, un autre groupe d'assaillants a investi la localité de Bakila-Tenambo se trouvant en cheval de la commune rurale d'Oïcha, vers 20 heures locales précisément à Mambanike. Le bilan provisoire fait étant d'un homme tué, quelques boutiques pillées et des civils enlevés. Nous apprenons que deux parmi les civils enlevés viennent d’être relâchés par les bourreaux. Ces deux civils sont arrivés avec une lettre que les bourreaux qui se sont identifiés comme des éléments de la rébellion Ougandaise de l’ADF ont adressée à la population d’Oicha. La coordination nationale de la CRDH a eu la grâce de prendre la photo de cette lettre qui n’a pas la signature. Ladite lettre est écrite à Swahili compliqué.

Ces deux incursions est une preuve que l'armée nationale Congolaise FARDC et les Casques bleues de la Monusco n'ont jusque-là prises aucune mesure nécessaire pour sécuriser la population et traquer d'une manière sérieuse ces inciviques. A lieu et place des actions militaires sur terrain, nous assistons à des déclarations, des colloques pour du genre politique qui d’ailleurs ne résous rient sur le plan sécuritaire. La situation de Beni ne nécessite plus des simples déclarations moins encore des colloques pour tenter à defender son incompétence et/ ou sa complicité mais plutôt des actions militaires des grandes envergures contre les bourreaux. Pendant que les responsables de la Monusco, du gouvernement Congolais et ceux de l’armée congolaise s’embrouillent en cherchant comment se justifier auprès des victimes de l’insécurité, l’ennemi progresse calmement dans sa stratégie, la population continue à être massacrée et les agglomérations se vident du jour au jour. L’Etat ne se justifie pas, l’armée non plus ne se justifie pas. L’Etat agi et l’armée s’exprime par les actes sur terrain. La population n’a pas besoin de savoir qui tue pour le moment puisque ça fait quatre ans on parle des Adf et alliés mais plutôt elle a besoin de voir ces tueries stoppées et les agglomérations sécurisées pour qu’elle reprenne sa vie normale point et barre. D’ailleurs plusieurs rapports ont déjà répondu à cette question concernant l’identité des tueurs malgré les contradictions entre les officiels Congolais et les structures indépendantes.

La CRDH qui n’a jamais cessé de décrier la stratégie militaire appliquée par l’armée régulière FARDC et les Casques bleus de la Monusco dans les opérations militaires en cours dans la région de Beni, estime que tous ces morts du côté de la population civile, les pillages, embuscades et kidnappings sont à mettre dans l’actif de l’Etat Congolais et les Nations-Unies qui finalement laissent pourrir la situation dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Les Nations-Unies ici représentées par la Monusco et les l’Etat Congolais sont tous comptables de ce qui se passe à Beni-Ville et Territoire d’autant puisqu’ils ont tous la mission première de sécuriser la population et ses biens. Une mission malheureusement qui semble se limiter sur les écrits car pratiquement sur terrain les populations de Beni sont dévorées chaque jour comme des brebis sans bergers pourtant il y a ceux qui doivent agir. S’il faut se plaindre, il faut plutôt se plaindre contre les Nations-Unies et l’Etat Congolais deux institutions qui ont des répondants notamment le secrétaire générale des Nations-Unies monsieur Antonio Guterres et le Chef de l’Etat Congolais, monsieur Joseph Kabila Kabange. Ces deux grandes personnalités ont tous les moyens des Nations-Unies et de la RDC pour mettre fin au calvaire de la population de Beni mais malheureusement, elles ne veulent pas le faire. Voilà ce qui expliquerait leur complicité dans la situation de Beni. A Beni, il n’y a pas une situation qui peut dépasser ces deux autorités surtout que les assaillants sont à majorité des femmes et des enfants avec quelques homes à côté d’eux, qui opérant avec des moyens dérisoire selon les déclarations que nous recueillions régulièrement auprès des rescapés et les retournés otages. La population de Beni serait plutôt victime d’un complot vu la manière avec laquelle la question sécuritaire qui ronge cette zone est gérée par les Nations-Unies et l’Etat Congolais.

Maître Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDI

Coordonnateur national de la CRDH

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