samedi 15 décembre 2018
Nord-Kivu: une journée très agitée en ville de Beni, après le massacre de la population dans la nuit du 20 au 21 Octobre 2018

Nord-Kivu: une journée très agitée en ville de Beni, après le massacre de la population dans la nuit du 20 au 21 Octobre 2018

La situation a été confuse en ville de Beni ce dimanche 21 octobre 2018, après le massacre des civils dans la soirée du samedi. Cette énième attaque attribuée aux présumés rebelles des Forces démocratiques alliées ADF, a ciblé le quartier Boikene en Commune Ruwenzori dans la Ville ci-haut citée, au Nord-Kivu en république démocratique du Congo. Tout a commencé vers 19 heures locales jusqu'à 23 h 30'. Pendant tout ce temps, toute la ville vibrait au rythme des détonations des armes lourdes et légères créant ainsi une psychose sans précédent dans le chef de la population. Les gens fuyaient dans tous les sens pour sauver leurs vies. En écoutant seulement comment ces armes lourdes et légères vibraient, on espérait ramasser tôt le matin une cargaison des corps des assaillants tombés dans les griffes de l'armée régulière FARDC appuyée par la force Onusienne. Fort malheureusement, arrivée le matin, un constat amer a été observé comme d'habitude. Ce sont des civils qui sont tombés sous les coups des balles et machettes avec un élément de l’armée régulière FARDC. Aucun assaillant tombé, aucun capturé parmi ces fils de Caïn dans une bataille qui a duré 4 heures de temps. La CRDH constate seulement ce résultat macabre, un bilan qui fait objet à plusieurs questions dans le chef des observateurs puisque les moyens importants ont été utilisés pour réagir. On dirait ils tiraient sur des extra-terrestres. Ça fait au moins Six attaques horribles dans la ville de Beni depuis le début de cette année durant lesquelles l’ennemi parte sans connaitre une perte dans son camp moins encore un seul cas d’un capturé alors que les échanges des tirs se déroulent pendant plusieurs heures.

Le bilan de ces affrontements fait état de 13 personnes tuées parmi lesquelles un militaire FARDC. On signale également l'enlèvement de 8 civils ainsi que le pillage des plusieurs boutiques, Pharmacies et maisons d'habitations. Un véritable drame sécuritaire à Beni. ‟Des gens dérobent ou pillent un moteur marque Jyangffa de 1000kg et partent avec mais on ne les rattrape pas? Ils avaient un véhicule fusso ou comment? ˮ. C'est interrogé un citoyen de la région déçu de la façon dont ces ennemis opèrent dans un rayon inondé des éléments de l’armée régulière et ceux de la force Onusienne qui ont tous les moyens de la république et des nations-unies à leur disposition pour protéger la population et ses biens. C'est comme à Oïcha, où ils avaient emporté même des chaises fauteuils pourtant on a toujours dit qu’ils vivent en pleine forêt dans le parc de Virunga et qu’ils sont ailleurs très mobiles.

Pour protester contre la persistance des massacres dans cette ville où l'autorité urbaine avait déjà rassuré la population qu'une pareille situation ne se répétera plus dans son entité juste âpres l'avant dernier massacre, la population est descendue plusieurs artères de la ville scandant des chants hostiles aux éléments FARDC, Monusco et autorités politico administratives, incapables de stopper les massacres dans la région de Beni à travers les opérations militaires Sokola 1 qui viennent de réaliser quatre ans.

Des manifestations ont été presque partout dans la Ville. Des routes ont été barricadées, des manifestants ont d’ailleurs caillassé l’hôtel Okapi Palace du gouverneur de la province du Nord-Kivu sans épargné les véhicules de l’Organisation mondiale de la Santé -OMS- qui étaient stationnés à cet endroit, la situation été tendue toute la journée de ce dimanche 21 octobre 2018.

Les activistes des droits humains, membres de la CRDH qui œuvrent dans cette ville  rapportent à la coordination nationale que, plusieurs bâtiments ont été saccagés par les manifestants, c’est entre la Mairie et quelques bureaux administratifs de cette Ville. Pour contenir la foule en colère, les forces de l’ordre ont recouru aux coups de balles réelles. L’on parle de plusieurs arrestations dans le rang des manifestants, renseignent notre source.

Tout en déplorant tout ce qui s'est  passé dans la nuit du samedi au dimanche 21 octobre 2018 et dans la journée de ce dimanche, la CRDH réitère son appel aux autorités de la république démocratique du Congo en leur demandant de mener les démarches diplomatiques pour faire intervenir une autre armée étrangère sur le sol congolais dans la région de Beni, pour traquer cette bande des criminels qui tuent sans pitié et d'une manière hostile la population de cette région. Se cacher seulement derrière la thèse des terroristes djihadistes islamistes ou une autre thèse pour justifier l’incapacité ou l’incompétence pour mettre fin aux massacres horribles de la population de Beni n'est pas une solution pour un gouvernement responsable sensé résoudre n’importe quel problème sécuritaire sur toute l’étendue de sa juridiction. Il faut vite trouver la solution que de rester assis en train de concevoir des justificatifs là où les vies humaines sont en train de périr tout le jour car cette attitude frise de la complicité dans la souffrance de la population de Beni. Il n’est pas du tout ridicule pour un Etat devant un problème pareil, de recourir à l’expertise d’un autre Etat ou carrément de demander un secours militaire.

Maître Jean-Paul PALUKU NGAHANGONDI

Coordonnateur national de la CRDH

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