vendredi 18 janvier 2019
Declaration De La CRDH Face Aux Massacres A Eringeti

Declaration De La CRDH Face Aux Massacres A Eringeti

Declaration De La CRDH Face Aux Massacres De La Population Perpetres Par Les Presumes Adf/Nalu, Dans La Nuit Du 03 Au 04 Mai 2016 A Eringeti

C’est depuis le 02 octobre 2014 que le Territoire et Ville de Beni sont les lieux privilèges des théâtres des tueries de la population civile récurrents.

La CRDH dénonce avec la toute dernière énergie la complicité passive des éléments FARDC déployés dans la zone depuis le début des massacres contre la population civile. L’impuissance des FARDC à réagir à temps pour empêcher le pire de note de la complicité pure et simple.

Pour la CRDH, le fait de ne pas intervenir contre les meurtriers peut s’interpréter de deux manières : soit il s’agit de la désobéissance des soldats qui sont démotivés sur le terrain, soit du respect d’un ordre donné par la hiérarchie. Nous constatons avec regret que certains des commandants FARDC facilitent la tache aux assaillants car souvent dans la plus part des cas, la population alerte les autorités des militaires sur une éventuelle présence des tueurs avant l’incursion dans le village mais l’armée n’est prend pas des mesures de précaution pour empêcher les pires. Cette manière de faire n’est rien d’autre que la non-assistance à personnes en danger.

La CRDH est profondément touchée par la succession des massacres de la population en Territoire de Beni. Mardi 03/05/2016, 19 morts des carnages ; une personne blésée, trois maisons d’habitations brulées par les assaillants, c’est le bilan des attaques qui ont commencées aux environs de 19h45 jusqu’à 23h30 dans la localité d’Eringeti en Secteur de Beni Mbau. Parmi les victimes mortes, il y a 4 enfants, 5 papas et 8 femmes dont deux enceintes.

Les sources contactées par la CRDH révèlent que, les rebelles sont venus tuer la population innocente, ils ont crépité plusieurs coups de balles pendant plusieurs heures tout en étant en train de tuer, piller et bruler les maisons de la population.

Signalons qu’avant l’incident, la population avait déjà alertée les responsables de l’armée basés à Erigentique sur la présence de ces rebelles aux alentours d’Eringeti au niveau de Tingwe, malheureusement rien n’a été fait pour empêcher le pire.

Eu égard à tout ce qui précède, la CRDH recommande :

  • Aux autorités de l’armée républicaine (FARDC) et de la force Onusienne ; de rendre effective les Opérations SOKOLA I qui depuis la mort du Général Bauma n’existent que de nom car sur terrain les unités de la force Onusienne et de l’armée régulière jouent à la défensive qu’à l’offensive. Les actions militaires contre les rebelles doivent être visibles en « fait » et non en « théorie » ;
  • A la justice militaire ; d’interpeler le plus vite possible les autorités militaires basées à Eringeti pour l’infraction de non-assistance aux personnes en dangées.
Fait à Oïcha, le 05 Mai 2016
Pour l’ONGDH / Convention pour le respect des droits de l’homme, Coordination Nationale à Oïcha.

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    Declaration De La CRDH Face A L’interdiction De La Tenue Des Assises De L’association Culturelle Kyaghanda Yira A Kasindi, Par L’administrateur Du Territoire De Beni, Monsieur Bernard Amisi Kalonda

    L’Organisation de défense des droits humains CRDH, Condamne avec véhémence l’interdiction de la tenue de la conférence culturelle de la communauté YIRA par l’Administrateur du Territoire de Beni pourtant informé trois mois avant par écrit. Cette Conférence devrait commencée ce lundi, 07/08/2017.

    Pour la CRDH, cette décision est une preuve éloquente des menaces qui pèsent sur cette communauté et surtout que ça fait plusieurs années depuis qu’elle est victime d’une insécurité organisée avec comme conséquence : Assassinats, meurtres, massacres, pillages systématiques, viols, vols en mains armées, incendies des maisons d’habitions, déplacement forcés des habitants dans leurs Villages naturels ….

    La CRDH, rappelle aux autorités Congolaises que, la liberté de réunion ou droit de réunion est une liberté publique et politique généralement considérée comme fondamentale en vertu de laquelle un groupe de personnes a la possibilité de se réunir temporairement en un lieu, de façon pacifique et sans armes, dans toute finalité licite et conforme à la loi.

    Cette liberté de réunion est mentionnée dans l’article 20 de la déclaration universelle des droits de l’homme, l’article 21 du pacte international relatif aux droits civils et politiques et dans l’article 25 de la constitution de la RDC.

    Le fait pour vous autorités d’interdire certaines réunions, notamment en prévision de < trouble à l’ordre public ou pour de raison sécuritaire d’après vous, est susceptible d’être interprété comme une forme de dictature que vous installez dans vos entités.

    Ainsi donc, la CRDH, vous demande de vous ressaisir et de promouvoir le respect des droits de l’homme en toutes circonstances au sein des entités qui sont sous vos directions et de cesser l’arbitraire.

    Fait à OICHA, le 07/08/2017

    Pour la CRDH, Coordination Nationale.

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    Declaration De La CRDH En Reaction Aux Evasions Des Detenus Et Prisonniers En Republique Democratique Du Congo

    L’Organisation de défense des droits humains « Convention pour le Respect des Droits Humains » CRDH en sigle, est profondément touché par une vague d’évasion des détenus et prisonniers ce dernier temps en République démocratique du Congo. Ces évasions régulières démontrent clairement que la République démocratique du Congo va petit à petit vers un chaos généralisé pour contrer les élections prévues.

    Alors que, la Province du Nord-Kivu et les Kasai s’enfoncent toujours dans les violences, les évasions de plusieurs milliers de détenus et prisonniers de différentes prisons congolaises plongent désormais le pays dans une anarchie savamment orchestrée qui ne peut déboucher que sur un rapport des élections de 2017 – 2018.

    Le pouvoir de Kinshasa cherche à créer volontairement le désordre pour retarder une nouvelle fois les élections.

    Au regard de la chronologie des évènements dramatiques de ces derniers mois, nous sommes en droit de pointer du doigt accusateur le régime en place, car après l’évasion de la prison centrale de Kinshasa, des mesures de sécurité n’ont donc pas été renforcées dans les prisons de la RDC comme l’avait promis le ministre national de la Justice pour des raisons que lui-même connaît.

    Pour la CRDH, ces évasions constituent une stratégie ou une mise en scène du pouvoir actuel pour créer l’insécurité et de retarder le processus électoral. Ci-dessous le chronogramme d’incidents dans les prisons et cachons de la RDC :

    1. I. Mercredi, 07 / 05 / 2017 : 4 216 sur 8 087 prisonniers se sont évadés dans la prison centrale de MAKALA à Kinshasa.
    2. II. Mardi, 09/05/2017 : 11 Personnes évadées dans la prison centrale de MAHAGI en province de l’Ituri ;

    III. Mercredi, 10/05/2017 : 70 personnes évadées à KASANKULU dans la province du Congo-central ;

    1. IV. Samedi, 10/06/2017 : 17 Personnes évadées dans le cachot de MATETE à KINSHASA ;
    2. V. Dimanche, 11/06/2017 : sur 966 Prisonniers de la prison centrale de Beni KANGBAYI, 936 personnes se sont évadées donc, il n’y a que 30 prisonniers volontaires qui restent en détention.

    Vu ce qui précède, la CRDH estime que dans un pays qui vit encore, on ne peut pas assister à des situations pareilles surtout que là où l’Etat existe encore. Ceux-ci prouvent que nous traversons un non Etat entretenu par certains individus qui ne veulent pas finalement quitter démocratiquement le pouvoir. Pour ce, la CRDH recommande ce qui suit :

    1°) Aux députés nationaux :

    D’interpeler dans l’urgence le ministre de la Justice, ministre de l’intérieur et celui de la défense pour qu’ils s’expliquent devant la représentation du peuple sur tous ce qui se passent dans le pays et au besoin d’initier les sanctions parlementaires pour les faires partir ;

    2°) Aux députés de la Province du Nord-Kivu :

    D’interpeller aussi le gouverneur, le ministre de la justice et celui de l’intérieur sur l’évasion de la prison centrale de Beni et l’insécurité grandissante au Nord-Kivu ;

    3°) Au gouverneur de la Province :

    De sanctionner administrativement les responsables du comité de sécurité de la ville et territoire de Beni pour incompétence ;

    4°) A la communauté internationale ici représentée pour la MONUSCO de suivre avec une attention particulière les évènements malheureux qui se font observés au pays à partir du moment où la crise politique s’est installé et de jouer valablement son rôle de la protection des civiles.

    Fait à Oicha, le 12 / 06 / 2017

    Pour l’ONGDH/Convention pour le Respect des Droits Humains, Coordination Nationale à Oïcha.

    Président National

  • Declaration Sur Les Massacres Perpetres Par Les Presumes

    Declaration Sur Les Massacres Perpetres Par Les Presumes Adf/Nalu Du 17 Au 26/12/2016

    L’Organisation de défense des droits de l’homme CRDH, constate avec regret que la situation sécuritaire de Beni Territoire continue à se détériorer d’avantage malgré la session de la Zone Opérationnelle en deux. Pratiquement cette session ne contribue à rien pour faire face à l’ennemi car l’armée Congolaise continue à jouer sur terrain à la défensive qu’à l’offensive, une stratégie qui a prouvé plusieurs défaillances dans cette opération Sokola 1.

    C’est dans cette optique que, l’axe Oïcha-Eringeti fait face à des multiples incursions des rebelles traditionnelles de la zone qui tuent impuissamment la population civile abandonnée à son triste sort par le gouvernement à travers ses services spécialisés qui semble oublier son rôle traditionnel.

    Les cas ci-dessous ont été observés dans moins d’une semaine :

    • A BUNAKE : le 17/12/2016, deux personnes ont été tué par machette alors qu’ils se rendaient aux champs ;
    • MANZAMAPINI environs 3 Km de l’Est d’Eringeti centre : le 24/12/2016, 10 personnes ont été tué par machette et balle, 1 personne blessée par balle et 8 autres portées disparues;
    • NTOMBI environs 7 Km de May Moya centre à l’Ouest, dans la nuit du 24 au 25/12/2016, 12 personnes ont été tué par machette et balle, 1 personne blessée par un métal ;
    • OÏCHA : Le 25/12/2016, Incursion de présumés ADF-NALU aux environs de 16 h 30 minutes ; un mort par crise cardiaque ;

     MAY MOYA : le 26/12/2016, une personne tuée par balle lorsqu’il se rendait au champ.

    Vu les cas énumérés ci-haut :

    Nous exigeons au gouvernement de la RDC à travers ces services spécialisés de prendre les choses au sérieux et surtout à l’armée de changer sa technique de défense que nous ne cessons de déplorer son inefficacité sur terrain ;

    A la population de rester vigilante et de suivre de très près la situation.

    Fait à Oïcha, Le 26 /12/2016

    Pour l’ONGDH/Convention pour le Respect des Droits Humains, Coordination Nationale à Oïcha.

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